Le mardi 1ᵉʳ avril 2025, devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève, Bintou Keita, cheffe de la Monusco, a dénoncé une détérioration dramatique de la situation des droits humains en République démocratique du Congo. Selon elle, loin de se stabiliser, le conflit à l’Est du pays s’aggrave dangereusement.
Un Conflit Sans Fin : Chiffres et Témoignages
Les violences persistent avec l’avancée du M23, soutenu par les forces rwandaises, et l’activisme des ADF, CODECO et Wazalendo. Le Bureau Conjoint des Nations Unies pour les Droits de l’Homme recense 1 099 violations depuis janvier, dont 88 % dans des zones en conflit. 71 % de ces exactions sont imputables aux groupes armés.
LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
Les prisons de Goma et Bukavu ont connu des évasions massives, libérant des criminels dangereux. Parmi eux, des individus condamnés pour crimes internationaux. La Monusco rapporte également une recrudescence des violences sexuelles et des représailles du M23 contre des victimes, des témoins et des défenseurs des droits humains.
Des Exécutions Massives et une Menace Croissante
Depuis janvier, au moins 240 civils ont été sommairement exécutés par le M23, souvent accusés de collusion avec les FARDC, Wazalendo ou les FDLR. Les ADF, considérés comme le groupe armé le plus meurtrier du pays, ont tué 909 personnes et enlevé plus de 160 individus en quelques mois.
L’impact sur les enfants est dramatique. Rien qu’en février, les violations graves de leurs droits ont bondi de 137 %.
Le Rôle du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU
Le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, composé de 47 États membres, suit de près ces violations. Son objectif est de protéger les droits humains à travers le monde et de recommander des mesures concrètes. Son action en RDC pourrait être déterminante pour infléchir la situation et protéger les populations civiles.
Une Urgence Humanitaire Ignorée ?
Malgré les efforts diplomatiques et humanitaires, l’Est de la RDC sombre davantage dans la violence. L’appel de Bintou Keita résonnera-t-il au sein de la communauté internationale ? L’avenir des populations congolaises en dépend.