Kinshasa, 3 avril 2025 – La Table Ronde sur l’appropriation du Genocost et la reconnaissance du génocide congolais s’est achevée ce jeudi sur des engagements forts pour honorer la mémoire des millions de victimes des violences en RDC. Placée sous le haut patronage de SEM la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka, représentée par la Ministre d’État, cette rencontre a rassemblé des personnalités politiques, des acteurs de la société civile, des artistes, des éducateurs et des diplomates autour d’une cause commune : faire reconnaître ce crime historique à l’échelle nationale et internationale.
Une stratégie multidimensionnelle pour la mémoire et la justice
Les travaux ont permis de dégager des recommandations concrètes pour intégrer le devoir de mémoire dans tous les secteurs de la société congolaise :
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- Éducation : Introduction de l’histoire du génocide dans les programmes scolaires pour sensibiliser les jeunes générations.
- Arts et culture : Promotion d’œuvres mémorielles (films, livres, musées) pour perpétuer la transmission et renforcer la résilience.
- Médias : Campagnes de sensibilisation pour informer le grand public et mobiliser l’opinion.
- Justice et diplomatie : Plaidoyer pour une reconnaissance officielle par les instances internationales et une réparation symbolique et matérielle.
Un engagement collectif pour la dignité des victimes
« Cette Table Ronde marque un tournant dans notre combat pour la vérité et la justice », a déclaré la représentante de la Première Ministre. « Nous ne pouvons pas oublier nos morts. Leur mémoire doit guider notre avenir. »
Les participants ont salué l’approche inclusive de cette initiative, qui a permis de rassembler des Congolais de toutes les régions et de tous les horizons. « C’est un devoir national. Nous devons tous nous approprier cette histoire pour construire un avenir plus juste », a souligné un membre de la société civile.
Prochaines étapes : Vers une reconnaissance internationale ?
Les conclusions de cette Table Ronde serviront de base à une stratégie coordonnée pour :
- Porter la voix de la RDC devant les instances internationales (ONU, UA, CPI).
- Renforcer les alliances diplomatiques avec les pays amis et les organisations des droits de l’homme.
- Mobiliser la communauté internationale pour une reconnaissance officielle du génocide congolais.