La République démocratique du Congo (RDC) a annoncé son boycott de la 27e édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de handball messieurs, prévue en janvier 2026 au Rwanda. Cette décision, prise par la Fédération de handball du Congo (FEHAND), est une protestation contre l’implication du Rwanda dans l’instabilité à l’est de la RDC.
Un boycott justifié
Dans une note officielle du 21 février, la FEHAND a expliqué que la RDC ne participera pas à un événement organisé par le Rwanda. « La RDC est une grande nation de handball. Contrairement au Rwanda, nous avons toujours été présents à tous les rendez-vous continentaux et mondiaux. Organiser la CAN 2026 à Kigali nous oblige à ne pas y prendre part », indique le document.
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La FEHAND dénonce « la barbarie d’un voisin », en référence au Rwanda. Les rapports des Nations Unies accusent Kigali de soutenir le groupe rebelle M23, responsable des violences dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Demande de délocalisation
La FEHAND a demandé la convocation urgente du Conseil de la Confédération africaine de handball (CAHB). Elle souhaite que la CAN 2026 soit délocalisée dans un pays neutre.
« C’est notre manière de protester face à un pays agresseur », a déclaré Amos Mbayo, président de la FEHAND.
La fédération justifie cette demande par la nécessité de défendre l’intégrité et la souveraineté nationale.
« Nous ne pouvons pas cautionner un événement organisé par un agresseur », a-t-il ajouté.
Un précédent réussi
La RDC a brillamment organisé la 26e édition de la CAN dames seniors de handball en 2023. Cet événement a été salué pour son succès et son organisation. Ce précédent renforce la position de la RDC en tant que nation capable d’accueillir des compétitions internationales.
Enjeux géopolitiques
Ce boycott s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre la RDC et le Rwanda. Les rapports des Nations Unies accusent Kigali de soutenir le groupe rebelle M23. La décision de la FEHAND reflète une volonté d’utiliser le sport comme outil de pression politique.